Pourquoi j'aime
autant
mon activité
de
Script-Jardinier
?
Tout simplement, parce que je passe mon temps à me réjouir…
Le dictionnaire définit ce verbe lumineux ainsi > Se réjouir : « Manifester de la joie, être épanoui, joyeux : Une mine réjouie. »
Pourtant, lorsque j'ai débuté mon activité de script-doctor, j’étais juste parti d’une double intuition :
L’immense majorité des scénaristes ont besoin d’un regard sur leur histoire et aussi de bienveillance, d’écoute, d’empathie pour faire « pousser » au mieux leur script.
J’ai une facilité pour voir dans les scénarios ou les films des autres, ce qui pourrait leur permettre de les rendre plus aboutis. (Et j’ai l’exigence chevillée au corps, l’écriture de scénario, l’art en général, ne m’intéressent que par rapport à une notion de dépassement de soi.)
Je sentais donc que cette activité pourrait me plaire mais delà à ce qu’elle devienne une source de joie perpétuelle, je ne l’avais pas du tout imaginé…
Mais constatez par vous-même :
En premier lieu, je me réjouis chaque fois qu’un(e) scénariste me contacte pour que je lui fasse un retour ou que je l’accompagne sur le chemin de son script.
Puis, lorsque je lis une version de scénario, je suis donc à l’écoute de mes sensations :
Ma tâche consiste d’abord à ressentir - ou pas - la forte excitation du lecteur/spectateur happé par une œuvre aboutie.
Si c’est le cas, et bien je m’en réjouis à deux niveaux :
D’abord pour l’auteur lui-même, parce qu’il est sur le bon chemin et cela me fait plaisir de le constater.
Et puis aussi bien sûr, à titre personnel, parce que je prends du plaisir à lire une histoire captivante, hilarante, audacieuse, magistralement construite ou tout ça à la fois…
Si ce n’est pas le cas, et bien je vais jouer les Sherlock Holmes, convoquer Dame Intuition pour comprendre ce qui pourrait faire que ce scénario décolle carrément, puisque là est ma mission !
Je m’accapare alors le script totalement, je m’immerge dans l’histoire, dans chacun des personnages et des thèmes, quel kif !
Mon inconscient ainsi nourri, je n’ai plus qu’à guetter les pistes d’amélioration qui surgissent sous la douche, dans le train ou le plus souvent, au réveil.
Résoudre ce type de mystère, trouver des solutions pour qu’une histoire prenne tout son éclat est un jeu est tout à fait jouissif, croyez-moi !
Puis, lorsque je termine un accompagnement ou une fiche de lecture, je me réjouis d’avoir été au bout, l’intense satisfaction du fameux « devoir accompli ».
Je me réjouis aussi que l’auteur que j’ai accompagné soit allé au bout ! Je suis fier ce qu’il a été capable de faire, de son courage, de son talent. Je suis aussi reconnaissant de la confiance qu’il m’a accordée, qui nous a permis à tous les deux de nous dépasser ainsi.
Lorsque le scénariste que j’ai accompagné me fait un retour positif, me dit combien mon accompagnement s’est révélé fructueux, c’est encore une raison de me réjouir.
Enfin, de temps en temps, l’auteur me contacte pour m’annoncer que le film se fait ou m’inviter à une projection : quel bonheur !
Parfois, l’œuvre en question obtient même un prix ou se fait remarquer dans un festival : Encore une nouvelle réjouissante ! N’en jetez plus ! 😊
Ma mission se résume donc à une succession de moments de joie. Cela s’applique, je pense, à toutes celles et ceux dont la tâche est d’accompagner autrui à travers la bienveillance et le partage, quel que soit le domaine.
Alors à bientôt au Jardin,
pour de belles réjouissances à 2 :
Vous à travers l'expression
de votre créativité et moi
en accompagnant celle-ci !
est ouvert…
Raconte-moi ton projet :
court-métrage, long-métrage,
série, voire roman ou pièce.
On regarde ensemble
ce qui demande à pousser.